Je n’ai pas choisi d’être là, mais je fais avec
L’appel du sud a été plus fort que celui de la raison
Conduire ces routes à nouveau à l’aube
A la recherche de l’autre
Conduire dans les villages en printemps
Encore silencieux entre la nuit et le jour
“A hurler du silence, sûr qu’on n’entend plus rien”
“J’irai bien avec toi faire un tour aux merveilles et dieu entre tes bras”
Parce que le soleil a besoin de nous pour briller et que les fées ne peuvent pas accueillir le printemps sans nous
Parce qu’une renaissance ne se fait jamais seule
“Tant qu’on respire encore”
Parce que c’est tout ce qu’on ne peut expliquer; la grâce de dieu, l’infini de la nature, la logique de l’infini, la noirceur des nuits blanches, les peaux brûlantes et les puissants parfums
Solitaires sacrés
“Où l’on s’aime à s’aimer
Que s’arrête le temps
Délivre-moi du plaisir qui nous ronge
Libère toi au violent de nos songes”
J’ai en mes entrailles une sublime douleur qui se tord, qui se débat: j’ai mes démons qui s’agitent, qui brûlent mon poumon, qui font des tours secrets à mes abimes et s’y terrent, coquins, espiègles
Quand la perversion devient naturelle.
Dans un rêve silencieux aux proportions d’Immortalité
Quand on décide de vaincre l’Angoisse et de germer l’Espoir
Parce que le cynisme et le silence nous ont trop longtemps leurrés
Et que le Bonheur a portée de main nous transporte au-delà des illusions que nous créons
Et que les mensonges qui nous ont un jour guidés dans une chute sans fin ni fond se sont tus
Car la douleur tue
Et la douceur fascine
Quand la baise devient vanité
Et que la rouée devient reine
Petit papillon de l’amnésie
Emporte-moi dans ta danse printanière
Que l’on s’élance, que l’on tournoie, que l’on s’élève
Parce que nos ailes ne sont plus en carton
Et l’on se promet de ne plus vivre d’histoires avortées, de combler les silences de rires, de vaincre le cynisme et la lâcheté, de préférer le courage et la compassion
De faire son propre jugement.




