Je n’ai pas choisi d’être là, mais je fais avec

L’appel du sud a été plus fort que celui de la raison

Conduire ces routes à nouveau à l’aube

A la recherche de l’autre

Conduire dans les villages en printemps

Encore silencieux entre la nuit et le jour

“A hurler du silence, sûr qu’on n’entend plus rien”

“J’irai bien avec toi faire un tour aux merveilles et dieu entre tes bras”

Parce que le soleil a besoin de nous pour briller et que les fées ne peuvent pas accueillir le printemps sans nous

Parce qu’une renaissance ne se fait jamais seule

“Tant qu’on respire encore”

Parce que c’est tout ce qu’on ne peut expliquer; la grâce de dieu, l’infini de la nature, la logique de l’infini, la noirceur des nuits blanches, les peaux brûlantes et les puissants parfums

Solitaires sacrés

“Où l’on s’aime à s’aimer

Que s’arrête le temps

Délivre-moi du plaisir qui nous ronge

Libère toi au violent de nos songes”

J’ai en mes entrailles une sublime douleur qui se tord, qui se débat: j’ai mes démons qui s’agitent, qui brûlent mon poumon, qui font des tours secrets à mes abimes et s’y terrent, coquins, espiègles

Quand la perversion devient naturelle.

Dans un rêve silencieux aux proportions d’Immortalité

Quand on décide de vaincre l’Angoisse et de germer l’Espoir

Parce que le cynisme et le silence nous ont trop longtemps leurrés

Et que le Bonheur a portée de main nous transporte au-delà des illusions que nous créons

Et que les mensonges qui nous ont un jour guidés dans une chute sans fin ni fond se sont tus

Car la douleur tue

Et la douceur fascine

Quand la baise devient vanité

Et que la rouée devient reine

Petit papillon de l’amnésie

Emporte-moi dans ta danse printanière

Que l’on s’élance, que l’on tournoie, que l’on s’élève

Parce que nos ailes ne sont plus en carton

Et l’on se promet de ne plus vivre d’histoires avortées, de combler les silences de rires, de vaincre le cynisme et la lâcheté, de préférer le courage et la compassion

De faire son propre jugement.

Parce qu’un jour j’ai voulu être un papillon avec des ailes en carton, parce qu’un jour j’ai été à la recherche de mes démons, je me suis rencontrée autre. Une incarnation de Lilith qui se veut Ève vierge, jonglant les hommes et les femmes comme dans une guerre fantasmagorique. Je suis devenue ouvrière de l’imaginaire, qui pratique la vie, se nourrit de sexe, manipule les émotions, et se joue du moi comme de jeu. Parfois Marguerite, parfois Lila, ni dieu ni maitre ni qui que ce soit, tous les possibles au bout des doigts ; et des histoires sans queue ni tête, des allégories que l’on image, pour alléger les fardeaux et respirer plus haut. A la recherche constante de volupté, de perfection, de pureté et de perversion : un ailleurs presque irréel.

J’ai été danseuse parce que j’ai très souvent ressenti en dansant, que je sublimais ma vie. La danse est langage, communication la plus absolue avec l’abstrait. L’art imite la vie bien plus que la vie n’imite l’art. Et danser permet justement de se transposer en œuvre d’art. Se conformer dans le langage, la perfection et la beauté de l’esthétisme. Projeter un idéel, une sublimation de l’image réfléchie.

Baudrillard dit que la beauté sera excessive ou ne sera pas. J’ai longtemps dis que je ne pourrais croire qu’en un dieu qui saurait danser. Or j’ai réalisé que l’excessif et le perfectionnisme ne sont pas des éléments constituants de la beauté.

Le chorégraphe manipule le danseur telle une marionnette à fils, le fait mourir et renaitre, ses doigts donnant mouvement à son corps. Le danseur danse pour son chorégraphe. Mais seule la musique envole le danseur. L’art par l’art, et pour l’art. Quand le chorégraphe s’efface dans le public et que le danseur monte sur scène, seule la musique subsiste et alors son corps s’élance, tournoie et s’élève aussi léger qu’un papillon. Elle se dégage des fils de son marionnettiste et tourne, tourne, tourne, tourne à donner le vertige, a perdre son nord. Entre rêve et réalité, le spectacle de sa vie n’est plus la répétition d’une chorégraphie établie.

Je danse. Je vis. Je suis.

Faire l’amour est encore une autre forme de dance. Se perdre en l’autre c’est se perdre en soi, et ne suivre que le rythme de nos respirations qui s’accordent

J’ai trouve mon rythme. L’être et le paraitre se sont fondus en un.

(Reblogged from lyticlotus)

stefan28daylater:

<3

(Source: cuong205a)

(Reblogged from stefan28daylater)
&#8220;Tu me fais tourner la têteMon manège à moi c&#8217;est toiJe suis toujours à la fêteQuand tu m&#8217;prends dans tes brasJe ferais le tour du mondeÇa ne tourn&#8217;rait pas plus qu&#8217;çaLa terre n&#8217;est pas assez rondePour m&#8217;étourdir autant qu&#8217;toi&#8221;

“Tu me fais tourner la tête
Mon manège à moi c’est toi
Je suis toujours à la fête
Quand tu m’prends dans tes bras
Je ferais le tour du monde
Ça ne tourn’rait pas plus qu’ça
La terre n’est pas assez ronde
Pour m’étourdir autant qu’toi”

(Source: arabmemes)

(Reblogged from arabian-oasis)
We are so unwise that we wander about in times that do not belong to us, and do not think of the only one that does; so vain that we dream of times that are not and blindly flee the only one that is…Thus we never actually live, but hope to live.
Steve Taylor, Looking Forward (via fforyouu)
(Reblogged from fforyouu)
(Reblogged from lyticlotus)

(Source: sleepyouth)

(Reblogged from sixthcloud)
I’m sure I’ll take you with pleasure!” the Queen said. “Two pence a week, and jam every other day.”
Alice couldn’t help laughing, as she said, “I don’t want you to hire ME – and I don’t care for jam.”
“It’s very good jam,” said the Queen.
“Well, I don’t want any TO-DAY, at any rate.”
“You couldn’t have it if you DID want it,” the Queen said. “The rule is, jam to-morrow and jam yesterday – but never jam to-day.”
“It MUST come sometimes to ‘jam to-day’,” Alice objected.
“No, it can’t,” said the Queen. “It’s jam every OTHER day: to-day isn’t any OTHER day, you know.”
“I don’t understand you,” said Alice. “It’s dreadfully confusing!”
‘That’s the effect of living backwards,’ the Queen said kindly: ‘it always makes one a little giddy at first—’
‘Living backwards!’ Alice repeated in great astonishment. ‘I never heard of such a thing!’
‘—but there’s one great advantage in it, that one’s memory works both ways.’
‘I’m sure MINE only works one way,’ Alice remarked. ‘I can’t remember things before they happen.’
‘It’s a poor sort of memory that only works backwards,’ the Queen remarked.

Through the Looking-glass and what Alice Found There

whimsical

avant-que-joublie:

her smile

(that girl with
big eyes and
hands not large
enough to pull
you along, but
large enough
to hold a pen -

and that’s
good enough)

#smile

(Reblogged from avant-que-joublie)

spider/wax/painting

this is for your eyes only

avant-que-joublie:

and you are the only
one who will ever know
what i mean to say
when i simply smile
and laugh

#smile

(Reblogged from avant-que-joublie)

i bathe in you

Pirouettes

 C’est la fin d’une décennie, c’est la fin de toute une ère. C’est une nouvelle page. C’est un nouveau départ. Désormais chaque jour sera un nouveau départ. Ne plus se poser de questions. Ne plus s’abandonner au hasard. Ne plus s’abandonner.

 

Dialogue avec ma conscience

[Double whisky on the rocks with a twist]

[Silence]

[Complicité]

-Je t’ai quittée

[Silence]

-Vraiment?

-J’ai quitté ta prison

[Rires]

-T’as fumé d’la moquette?

[Regard]

-Tu m’enfermais entre des murs blancs et livides qui réflétaient des milliers d’images, images de mon passé, violés, noircis, pleurés. Tu enfermais mes illusions. Tu m’exhortais à chercher désespérement des excuses pour sauver l’image d’un ‘tit bout de femme perdue, pour ne pas avoir à me désavouer. Tu m’as aidée à reconstruire le passé pour mieux le manipuler. Tu m’as appris la peur du vertige devant l’inconnu, devant l’hostilité de la page blanche. Tu as censuré mes pulsions instinctives. Tu m’as réduite à un nain, à une simple carte dans un jeu de patience.

[Hurle]

-Non. Pas maintenant. Trop tôt. Tu n’est qu’une enfant. Tu ne te souviens pas?

[Silence]

-Je ne pense pas avoir été enfant. Je ne me souviens pas. Plus. Ma vie n’est que l’interminable répétition de la même semaine. Je n’en veux plus.

-Tu es construite par rapport et contre eux.

[Verre brisé]

-Non

-Tu es le corps étranger qui s’est sournoisement inséré dans l’organisme. Tu as été efficacement éliminée. Et j’ai fait de toi ma prisonnière.

[Hystérie]

-Non. Non. Il n’y as plus de combat. Non. Nous avons jeté les armes. Les illusions n’existent plus. Les résistances sont levées. Le boisseau s’est vidé. Et on l’a remplit à nouveau. Et maintenant c’est à toi de rabbatre les cartes. Tu as perdu. Le culte de la volonté de la puissance mène indéniablement à la perte de soi. Ton machiavélisme nous a tuées. Mais moi. Moi je suis là. Voilà. Là.

[Calme]

[Sourire]

[Cigarette]

Exorcisme.

Désormais les règles du jeu sont révélées.

Désormais les cartes sont dévoilées.

Désormais nous sommes sortis de la prison de la conscience.

Désormais nos ailes, nos vraies ailes se sont déployées

[Pirouette]